La conteuse Mylène Lavoie pour les personnes âgées

La conteuse Mylène Lavoie en spectacle aux Résidences Cité-Rive

Contes et histoires sombres pour têtes grises

Jeudi le 16 mai dernier, la conteuse Mylène Lavoie se produisait devant les personnes de l’âge d’or des Résidences Cité-Rive. Ses contes sombres sur le diable, la bêtise humaine et les sorcières ont suscité beaucoup d’enthousiasme chez les personnes présentes au spectacle, dont votre humble serviteur.

Anders Turgeon

Dans le cadre d’un nouveau spectacle, la conteuse émérite Mylène Lavoie a servi du nouveau matériel devant un public de têtes grises dans un cadre enchanteur: aux Résidences Cité-Rive, un complexe pour personnes situé sur le bord de la rivière des Prairies, à la limite de l’arrondissement Montréal-Nord et du quartier Rivière-des-Prairies.

mylene-lavoie-conteuse-conte-sombre-diable-personnes-agees-residences-cite-riveDe son spectacle, présenté de manière dépouillée – Mylène, seule sur scène avec son micro -, la conteuse a servi cinq nouveaux contes plus sombres et plus inquiétants mettant en vedette ses personnages et ses sujets de prédilection: des sorcières, le diable, la misère, les malédictions, etc. Fait nouveau: Mylène Lavoie a récité un conte dont l’actant principal était la bêtise humaine, ou si vous préférez, l’imbécilité. Ce conte léger tranchait avec le ton sombre, fantastique et folklorique de ses quatre autres histoires.

Globalement, Mylène Lavoie semblait très à l’aise et décontractée devant un public de personnes âgées. Ce dernier embarquait totalement dans ses histoires. À la fin du spectacle, tous ont unanimement souligné avoir passé un bon moment. Je ne peux qu’être d’accord avec eux, car je me suis moi-même laissé totalement absorber par les contes de Mylène Lavoie. Pas un seul temps mort, malgré un trou de mémoire de la conteuse. Mylène sait très bien captiver les gens et récupérer ses erreurs, parfois avec l’aide du public.

En somme, la conteuse amateure Mylène Lavoie n’a pas besoin d’une mise en scène élaborée pour nous faire vivre des moments magiques. Elle a juste à nous raconter ses histoires très imagées avec ses sorcières, son diable, la misère et ses autres actants fantastiques. Bien que sombres, les contes de Mylène parviennent à nous faire oublier nos problèmes, l’espace d’un instant.

Pour rejoindre Mylène Lavoie: http://www.facebook.com/mylene.lavoie.33

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Brenda Francisco, dessins et illustrations

Brenda Pereira Francisco

La passion à travers le dessin et l’illustration

Anders Turgeon

illustration-art-graffiti-dessin-mario-maries-game-overBrenda Pereira Francisco est une dessinatrice et illustratrice talentueuse depuis l’enfance. Ayant effectué des études collégiales en dessin animé, elle a peaufiné sa technique. Sa passion pour le dessin n’a fait que croître. Armée de ses crayons, elle vit pleinement sa passion tout en ayant d’autres projets de vie en parallèle.

Dessiner a toujours été une manière de s’exprimer pour Brenda. « Je suis née avec un crayon dans la main! Pour moi, dessiner se fait sans effort. C’est quelque chose de naturel », indique-t-elle sans une once de prétention. Elle conjugue son talent avec une grande passion pour toute forme de dessin. Elle dessine instinctivement depuis l’enfance et sans véritable influence de d’autres dessinateurs.

Le dessin animé au cégep

illustration-art-maries-cartes-voeux-carte-anniversaire-afficheAlors qu’elle suivait le cours d’Éducation au choix de carrière à sa 3e année du secondaire, Brenda a reçu un livre des métiers à feuilleter. «J’ai été surprise de voir qu’on pouvait gagner sa vie en dessinant», se remémore-t-elle. Ce qui l’amène à s’inscrire en technique de dessin animé au Cégep du Vieux Montréal, en 2000, un an après la création du programme par l’institution.

Bien que Brenda trouve l’organisation du nouveau programme désordonnée, elle s’y plaît beaucoup et noue des amitiés durables avec d’autres étudiants ainsi que des relations solides avec ses enseignants. «J’ai adoré  mes années passées à étudier au cégep. Mes enseignants, très expérimentés dans l’univers des dessins animés, ont contribué à changer ma manière de dessiner. J’ai appris à peaufiner davantage mes dessins», déclare-t-elle.

À la fin de sa formation collégiale, Brenda a vécu sa première expérience professionnelle. «Lorsque j’ai gradué, les autres finissants du programme et moi avons eu l’occasion de présenter chacun un film de dessins animés que nous avons conçu de A à Z. Lors de la soirée de projection, des gens de l’industrie de l’animation étaient présents dans la salle. J’ai ainsi rencontré ces gens, munie de mon curriculum vitae et d’un portfolio contenant mes œuvres produites pendant le cégep», se rappelle-t-elle. Elle voit son rêve de gagner sa vie avec le dessin devenir réalité.

La passion du dessin

brenda-illustratrice-cartes-voeux-carte-souhaits-illustrationEmballés par ses créations, les proches de Brenda ainsi que des inconnus lui donnent des contrats. Elle conçoit des logos (elle fait aussi du graphisme), des pochettes de CD, des posters et même des couvertures de livres. Elle puise son inspiration à diverses sources pour ses créations : les croquis d’anatomie de Michel-Ange et Léonard de Vinci, les poissons et l’océan, les dessins de pin-upet les tatouages.

Un projet, en particulier, l’a beaucoup marquée. «L’amie d’une amie, ayant écrit un livre et ne voulant pas passer par les maisons d’édition pour le publier, m’a demandé d’illustrer la page couverture de son livre. J’ai pris 25 heures pour colorer mon illustration! Lorsque le livre a été publié, ma couverture m’a valu de me retrouver dans la Banque des illustrateurs du Québec», s’exclame-t-elle.

Lorsque Brenda réalise un projet pour un client, elle vise autant sa propre satisfaction que celle de sa clientèle. Ce qui n’est pas toujours évident. «Je suis perfectionniste. Il arrive que je ne sois pas satisfaite de mes créations. Mais lorsque je parviens à coucher mon inspiration sur papier comme je le veux, je suis contente. On ne peut pas commander l’imagination», reconnaît-elle.

Pas seulement le dessin

En raison de son perfectionnisme, Brenda craint de s’enfermer dans un emploi de dessinatrice. «Je n’aime pas le travail de bureau. J’ai peur de devoir produire des illustrations en série sous pression et de perdre le plaisir de dessiner», confesse-t-elle. Elle préfère ainsi vivre ses passions en pratiquant plusieurs métiers, dont l’ébénisterie et l’élagage des arbres, ainsi qu’en voyageant au Portugal, le pays d’origine de ses parents.

Pourtant, le dessin ne reste jamais très loin dans les préoccupations de Brenda. «Alors que j’effectuais un séjour au Portugal pour un emploi d’été comme sauveteur océanique, j’ai rencontré une jeune fille qui m’a présenté à son patron. Celui-ci donnait des cours de plongée sous-marine. Il m’a offert un deal pour que je dessine les fonds marins, en échange de quoi je pouvais faire de la plongée sous-marine gratuitement. J’ai vécu une expérience extraordinaire», se souvient-elle avec allégresse.

Même si elle n’envisage pas de faire carrière dans le dessin, Brenda y revient toujours par passion et par sécurité. «Lorsque je dessine, j’ai l’impression de revêtir des vieilles pantoufles confortables que je ne suis pas prête de délaisser. Et dessiner me permet de vivre des moments uniques en plus de me faire rencontrer plein de gens», s’enthousiasme-t-elle.

Pour l’instant, Brenda profite de son partenariat avec le Café Graffiti pour se faire connaître davantage. «Parce que j’éprouve certaines difficultés à faire respecter mes demandes lors de mes contrats avec des clients, j’apprécie que le Café Graffiti serve d’intermédiaire entre l’artiste et le client. Ça me permet donc d’encaisser une meilleure rémunération pour la somme de mon travail et la valeur de mes dessins», observe-t-elle.

Ayant mille et un projets en tête, Brenda désire faire du bateau à voile ainsi que se réessayer au tatouage. Elle veut mener ces projets de front tout en continuant de pratiquer le dessin par passion et non par obligation. «Je dessine au jour le jour et je ne recherche désormais que les contrats qui m’allument vraiment», conclut-elle. Voilà une bohémienne du dessin qui s’assume totalement.

Une petite visite à la galerie virtuelle de Brenda s’impose. Une façon originale d’encourager l’artiste.

Voir l’article publié, à l’origine, sur le blog de Raymond Viger.

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Eau non potable à Montréal

Eau non potable à Montréal

Montréalais, faites bouillir l’eau!

Si ce n’avait pas été d’un appel de ma mère qui entrait tout juste au travail, je n’aurais pas su que l’eau potable de la Ville de Montréal ne l’est pas en ce moment.

Anders Turgeon

De fait, selon des articles de TVA Nouvelles et du Huffington Post, un avis d’ébullition de l’eau a été émis pour presque toute la ville de Montréal: de l’autoroute Métropolitaine jusqu’au fleuve Saint-Laurent et de LaSalle jusqu’à Pointe-aux-Trembles.

Cette situation exceptionnelle serait due à des tests quotidiens sur l’eau potable menés à l’usine de filtration d’Atwater. Ces tests auraient obtenu un «résultat de non-conformité suivant une opération de mise à niveau à l’usine Atwater», selon un communiqué de presse émis par la Ville.

Heureusement, nous pouvons continuer d’utiliser l’eau pour nos autres usages domestiques ou pour le nettoyage.

Toutefois, pourquoi la Ville de Montréal ne s’est-elle pas chargée d’alerter des citoyens de ne pas boire l’eau du robinet au lieu de laisser les gens l’apprendre « par hasard »? Est-ce que c’est le rôle des médias d’informer les Montréalais de ne pas consommer l’eau potable?

Bref, je me pose bien des questions après avoir appris l’avis d’ébullition de l’eau de la bouche de ma mère et après avoir consulté les principaux sites de nouvelles.

Quoi qu’il en soit, faites passer l’information!

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