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Délire à deux d’Eugène Ionesco ou l’absurdité au bar L’Escogriffe

Critique de Délire à deux présenté au bar l’Escogriffe

L’absurde délire en duo

La pièce de théâtre Délire à deux d’Eugène Ionesco, dont les représentations ont eu lieu au bar l’Escogriffe, repose sur l’absurdité des déchirements entre amoureux et entre peuples. Critique.

Anders Turgeon

Lundi le 14 octobre s’est déroulée, en soirée, l’une des représentations de la pièce de théâtre absurde Délire à deux d’Eugène Ionesco au bar L’Escogriffe sur la rue Saint-Denis.
Nous assistons à l’interminable querelle du couple formé des personnages elle et lui (les personnages ne portent pas de nom dans la pièce) dans leur petit appartement. Ces derniers se disputent à propos de pacotilles comme la différence entre le limaçon et la tortue. À l’extérieur du logis du couple querelleur se déroule une guerre, bruits de coups de feu et de détonations à l’appui. Lorsque la guerre prend fin et que les gens célèbrent cet événement, le couple continue de se disputer.delire-a-deux-eugene-ionesco-absurde-absurdite-bar-lescogriffe
L’action de ce délire absurde a occupé tout l’espace du vieil appartement du couple. Et cet appartement occupe tout l’espace du bar l’Escogriffe. Alors, les spectateurs ont pris part à l’action de la pièce puisque les deux protagonistes ont déambulé parmi nous durant le déroulement de la pièce. La mise en scène, simple, mettait l’emphase sur le décor naturel du bar (les murs de pierre) et les comédiens. À ce titre, soulignons les performances admirables de Catherine Huard en femme hystérique et d’Arnaud Bodequin en homme plutôt nonchalant.
En somme, Délire à deux se veut un brillant exercice, à huis clos, sur l’absurdité des antagonismes au sein du couple et de l’humanité toute entière.

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Le journal intime de Dominique Blondin: la sensualité homosexuelle de Denis-Martin Chabot

Critique du Journal intime de Dominique Blondin

L’homosexualité sexuelle de Denis-Martin Chabot

Dans son nouveau roman Le journal intime de Dominique Blondin, le journaliste et auteur Denis-Martin Chabot raconte les aventures érotiques gaies du personnage-titre qui exerce aussi le métier de journaliste. Critique.

Anders Turgeon

journal-intime-dominique-blondin-denis-martin-chabotSamedi le 28 septembre se déroulait le lancement du Journal intime de Dominique Blondin, le plus récent roman de Denis-Martin Chabot, journaliste à Radio-Canada et auteur bien connu, au bar Le Stud dans le Village gai dans le cadre d’un 5 à 7. Le lieu du lancement convenait à merveille pour cet événement, car l’auteur célèbre la sexualité gaie dans ce roman.

Comme un lecteur de mon blog m’a indiqué, Denis-Martin Chabot, qui mène une carrière d’écrivain 2003 parallèlement à son travail en journalisme, a déjà exploré l’érotisme gai dans ses romans précédents, notamment dans sa série Chroniques du Village constituée de quatre romans. Cette série comprend les romans Manigances (2003), Pénitence (2004), Innocence (2007) et Accointances, connaissances et mouvances (2010). Toutefois, Le journal intime de Dominique Blondin est son premier roman dans lequel la sexualité occupe beaucoup de place dans l’histoire.

Comme le titre l’indique, le roman raconte l’histoire de Dominique Blondin, un jeune journaliste qui découvre son homosexualité suite à l’obtention d’un stage universitaire dans un journal renommé. S’étant épris de son rédacteur en chef Guy Côté avec qui il noue une relation torride, il enchaîne ensuite les aventures sexuelles avec d’autres garçons au gré de ses affectations journalistiques à Toronto, dans les Rocheuses canadiennes et à l’étranger (Mexique, Taïwan, Allemagne, Rwanda et Mali) à travers les années.

Le Journal de Dominique Blondin s’avère une lecture savoureuse d’une couverture à l’autre. L’auteur sait comment raconter,denis-martin-chabot-journal-intime-dominique-blondin de manière très excitante, les péripéties érotiques de son Dominique Blondin. Il utilise moult métaphores pour désigner les parties intimes du corps masculin et les actes sexuels de ses personnages. Il en profite également pour insérer des réflexions sur l’homosexualité vécue dans certains pays à travers les yeux de son personnage principal. Cependant, deux aspects m’ont un brin fait tiquer :

  • la préface n’en était pas vraiment une, car le personnage principal, Dominique Blondin, se présente dans cette partie. Il s’agissait plutôt d’un prologue (il y a un épilogue à la fin du roman);
  • l’absence de condoms lors des passages relatant les nombreux rapports sexuels tout au long du roman, d’autant plus que le contexte du roman se déroule au moment où le sida faisait de nombreuses victimes dans la communauté gaie.

Néanmoins, ces deux bémols n’ont pas sérieusement entaché mon plaisir à lire cette œuvre dédiée aux plaisirs de la chair masculine.

Bref, pour tous ceux appréciant les histoires érotiques, en particulier celles mettant en scène deux ou plusieurs hommes, je recommande cette lecture somme toute légère et voluptueuse. En espérant que Denis-Martin Chabot n’en ait pas terminé avec le genre littéraire érotique, je souhaite qu’il ponde une œuvre aussi sensuelle que  Le Journal de Dominique Blondin!

Dominique Blondin ou l’érotisme de Denis-Martin Chabot

Lancement du livre Le Journal intime de Dominique Blondin

Le premier roman érotique gai de Denis-Martin Chabot

Je vous présente un bref compte-rendu du lancement du livre érotique Le Journal intime de Dominique Blondin par Denis-Martin Chabot. 

Anders Turgeon

lancement-roman-erotique-gai-journal-intime-dominique-blondin-denis-martin-chabotSamedi le 28 septembre dernier, entre 17h et 19h, j’ai assisté au lancement du Journal intime de Dominique Blondin, le plus récent roman de Denis-Martin Chabot, auteur et journaliste à Radio-Canada. Le lancement a eu lieu au Stud, un bar gai du Village situé tout près du métro Papineau, dans une ambiance de 5 à 7.

Arrivé au Stud vers 17h45, je me fraie un chemin parmi la cohorte de gens présents spécialement pour le lancement du roman chargé d’érotisme de Denis-Martin Chabot. Ce dernier accueille ses invités et les invite à acheter son livre au coût de 20 $, petit mot et autographe de l’auteur en prime. J’achète ma copie et j’échange quelques mots avec Denis-Martin Chabot, mais je reste tranquillement dans mon coin. De nature timide, je préfère contempler et écouter les gens plutôt que de socialiser.

On diminue le volume des chansons de Britney, Donna Summer, Cher, Lady Gaga et cie qui jouent à tue-tête dans le bar. Dans une brève allocution de 5 minutes, Denis-Martin Chabot remercie les personnes ayant contribué à la mise en forme du roman:

  • l’illustrateur Yvon Goulet, responsable de la couverture ainsi que des superbes et excitantes images à l’intérieur du roman érotique;
  • l’éditrice Chantal Morin, présidente des Éditions de l’Interdit.

« Il est difficile de publier un roman érotique gai ici au Québec », fait remarquer Denis-Martin Chabot dans ses remerciementsjournal-intime-dominique-blondin-denis-martin-chabot à Madame Morin. C’est grâce à elle et à sa maison d’édition de Saint-Sauveur-des-Monts qu’il a pu publier les aventures torrides de son personnage Dominique Blondin, journaliste tout comme lui.

L’auteur en profite également pour lire deux extraits de son roman. Le premier traitait de la condition gaie au Mexique à travers les yeux de Dominique Blondin, son personnage principal, tandis que son deuxième laissait tout à fait transparaître l’atmosphère torride du roman alors que son personnage se trouve à Toronto pour son boulot. Ça promet pour la lecture!

Après avoir quitté le Stud à 19h, j’avais hâte d’entamer la fantaisie littéraire gaie et érotique de Denis-Martin Chabot. Je ferai une critique du Journal intime de Dominique Blondin dans un prochain billet.