Eau non potable à Montréal

Eau non potable à Montréal

Montréalais, faites bouillir l’eau!

Si ce n’avait pas été d’un appel de ma mère qui entrait tout juste au travail, je n’aurais pas su que l’eau potable de la Ville de Montréal ne l’est pas en ce moment.

Anders Turgeon

De fait, selon des articles de TVA Nouvelles et du Huffington Post, un avis d’ébullition de l’eau a été émis pour presque toute la ville de Montréal: de l’autoroute Métropolitaine jusqu’au fleuve Saint-Laurent et de LaSalle jusqu’à Pointe-aux-Trembles.

Cette situation exceptionnelle serait due à des tests quotidiens sur l’eau potable menés à l’usine de filtration d’Atwater. Ces tests auraient obtenu un «résultat de non-conformité suivant une opération de mise à niveau à l’usine Atwater», selon un communiqué de presse émis par la Ville.

Heureusement, nous pouvons continuer d’utiliser l’eau pour nos autres usages domestiques ou pour le nettoyage.

Toutefois, pourquoi la Ville de Montréal ne s’est-elle pas chargée d’alerter des citoyens de ne pas boire l’eau du robinet au lieu de laisser les gens l’apprendre « par hasard »? Est-ce que c’est le rôle des médias d’informer les Montréalais de ne pas consommer l’eau potable?

Bref, je me pose bien des questions après avoir appris l’avis d’ébullition de l’eau de la bouche de ma mère et après avoir consulté les principaux sites de nouvelles.

Quoi qu’il en soit, faites passer l’information!

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Le sénateur Patrick Brazeau: l’art de se tirer dans le pied

Ce texte est paru à l’origine sur le blog de l’actualité des 7 du Québec.

Arrestation récente du sénateur Patrick Brazeau

Ses bourdes lui coûteront-elles son poste?

Le 7 février dernier, le sénateur conservateur Patrick Brazeau s’est fait arrêter et fait face à des accusations de voies de fait et agression sexuelle. Celui qui s’est permis de faire la morale aux gestionnaires des réserves autochtones dans le cadre du mouvement Idle No More s’est-il tiré dans le pied en raison de ses actes criminels ayant sérieusement entaché sa crédibilité?

Anders Turgeon Dossier Actualités

Celui qui était encore sénateur conservateur il n’y a pas si longtemps, Patrick Brazeau, vient de se voir mettre à la porte du caucus du Partiarrestation-sénateur-patrick-brazeau-autochtones-critiques-idle-no-more-controverse-bourdes-actualités conservateur (PCC) de Stephen Harper en plus de devoir quitter le Sénat pour une durée indéterminée. Patrick Brazeau est ce métis algonquin, ex-chef du Congrès des peuples autochtones (CPA), qui siégeait à titre de sénateur conservateur depuis 2008. Il a été expulsé du PCC suite à son arrestation, le 7 février dernier, pour voies de fait et agression sexuelle.

Rappelons qu’il a aussi suscité son lot de controverses dans le cadre du mouvement Idle No More. Il a notamment déclaré à l’Agence QMI que le mouvement était un « écran de fumée parce qu’on ne veut pas parler des vraies problématiques sur les réserves » en faisant référence à la gestion financière de ces dernières. Il s’est aussi ouvertement moqué de Theresa Spence, la chef de la réserve d’Attawapiskat, et de sa grève de la faim.

Avant même d’être nommé au Sénat, M. Brazeau faisait déjà l’objet de controverses lorsqu’il était encore chef du CPA. Il a dû démissionner en janvier 2009, en raison d’une plainte formulée contre lui pour harcèlement sexuel. Il s’est trouvé également au cœur de soupçons de détournements de fonds fédéraux dans le cadre du même emploi. Il commettait déjà des gestes faisant en sorte que l’on puisse remettre aujourd’hui en question sa nomination comme sénateur.

Aux récentes accusations de voies de faits et d’agressions, M. Brazeau il faut ajouter les vérifications du Sénat dont il fait l’objet pour une allocation de résidence douteuse. À cela s’ajoute également des allégations voulant qu’il ait demandé des déductions fiscales pour avoir déclaré comme lieu de résidence la maison de son ancien beau-père située sur une réserve indienne. Nous avons affaire à un sénateur allant à l’encontre de ses déclarations comme quoi les réserves amérindiennes devraient surveiller plus étroitement leurs finances.

Bref, M. Brazeau se permet de critiquer les autres, mais n’a nullement assuré ses arrières afin de donner du poids à ses attaques. Il  s’est permis de blâmer le mouvement Idle No More, mais quel poids ont ses diatribes quand ses bourdes monumentales semblent bien le rendre indigne de sa fonction de sénateur ?

Non à la gratuité scolaire dans l’immédiat!

Cet article est paru, à l’origine, sur le blog des 7 du Québec.

Droits de scolarité et financement des universités

La gratuité scolaire : pas réalisable maintenant

Alors que le gouvernement Marois a décrété l’annulation de la hausse des droits de scolarité promulguée par Jean Charest, l’ASSÉ pousse le bouchon encore plus loin réclamant la gratuité scolaire. Toutefois, le contexte politique et économique prévalent en ce moment au Québec n’est pas propice, en ce moment, pour ce projet.

Anders Turgeon Dossier Actualités, Éducation

À pareille date l’an dernier, la plupart des étudiants se mobilisaient contre la hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement droits-scolarite-financement-universites-gratuite-scolaire-education-jeunesCharest. Suite à un Printemps Érable mouvementée marqué par la judiciarisation du conflit étudiant ainsi que la loi 12, les étudiants (du moins, les carrés rouges) ont obtenu l’annulation de cette hausse suite à l’élection du Parti québécois.

Maintenant, les carrés rouges, l’ASSÉ en tête, réclament la gratuité scolaire. Toutefois, selon des articles de La Presse, Radio-Canada.ca, du Métro, du 98.5FM et du Huffington Post, le ministre Pierre Duchesne a écarté définitivement cette avenue. La gratuité est envisageable à long terme, mais pas dans le contexte actuel, a-t-il fait valoir lors d’une allocution à la fin de l’École d’hiver Spécial Sommet de l’Institut du Nouveau Monde (INM).

Il y a de quoi être d’accord avec le ministre Duchesne. Contrairement à ce que croient la  FEUQ et l’ASSÉ , il est impossible de réaliser la gratuité des études universitaire compte tenu de du contexte politique et économique actuel du Québec. L’État n’est pas une source intarissable d’argent ; les contribuables, encore moins. La dette grimpe de manière préoccupante.

Avant de songer à accorder la gratuité au niveau universitaire, un important ménage de l’État-providence québécois s’impose. Le gouvernement aurait intérêt à dépenser avec diligence et efficacité dans la santé, l’éducation et l’emploi. Il devrait investir dans les programmes sociaux, il devrait rester intègre face à toute tentative de corruption. Et il devrait face en sorte que tout le monde verse ses impôts à l’État, sans exception.

Surtout, notre système de l’éducation est à revoir avant de fournir une éducation entièrement gratuite. Il serait important de revoir la manière d’éduquer les jeunes. Revaloriser pleinement la réussite scolaire et l’excellente encouragerait les jeunes à faire preuve de rigueur et de détermination dans leurs études. Ils développeraient une  méthode de travail et, rendus à l’université, ils seraient outillés pour réussir leurs études et s’enligner pour une carrière prometteuse.

Avant la gratuité scolaire au niveau universitaire, le gouvernement doit améliorer sa gestion de l’argent des contribuables. Les étudiants ont aussi leur part de responsabilité: étudier et obtenir du succès dans leur cheminement scolaire. Dans ce cas, seulement, l’ASSÉ et Martine Desjardins pourront légitimement réclamer la gratuité scolaire.

 

Désaffiliations de masse à la FECQ

Actualités: fissures dans le mouvement étudiant

Une importante vague de désaffiliations à la FECQ


La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) connaît actuellement une vague de désaffiliations au sein de son organisation. À l’issue de référendums, plusieurs associations étudiantes collégiales choisissent de quitter la fédération étudiante.

Selon des articles parus dans La Presse Canadienne, La Presse et Le Devoir, cette crise de confiance à l’endroit de la FECQ trouve son origine dans l’insatisfaction des associations étudiantes envers la Fédération, notamment à cause de son manque de transparence.

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La culture du « no-fault » au Québec

Actualité des 7 du Québec

La culture du « no-fault » au Québec

Suite aux démissions des maires de Montréal et Laval Gérald Tremblay et Gilles Vaillancourt qui ne se jugent pas responsables de la corruption dans leur ville respectives, je me suis interrogé sur un fléau social qui ronge notre société: la culture du « no-fault ».

Anders Turgeon Dossier Actualités

Scandales de corruption dans les administrations municipales de Montréal et Laval, intimidation, taux de suicide élevé au Québec, etc. Tous ces cas ont de quoi décourager tout citoyen le moindrement bien informé.

Malgré ces maux qui gangrènent notre société, dans l’ensemble de la province, nous jouons collectivement à l’autruche : ne rien voir, ne rien entendre et n’être responsable de rien. La question à se poser dans un tel contexte : pourquoi cette culture du no-fault?

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