Placardons le web de ces caricatures qui dérange tant.

Le Minarchiste

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Devant l’horreur des attentats survenus à Paris cette semaine, la moindre des choses que nous puissions faire est de placarder le web de ces caricatures qui ont tant enflammé la bande d’abrutis arriérés qui sont derrière ces attentats, non pas pour signifier qu’on les approuve ou qu’on les trouve drôles question de leur faire bien comprendre que notre liberté d’expression n’est pas négociable, bien que certains politiciens occidentaux n’hésitent parfois pas à piler dessus quand ça les arrange.

D’ailleurs, je me réjouis de voir que beaucoup de médias qui rapporte le drame de Charlie Hebdo insère quelques unes de ces caricatures (dont La Presse et Contrepoints). On peut donc dire que ces idiots de terroristes se sont tirés une balle dans le pied puisque ces images qui les insulte tant sont maintenant partout en conséquence de leur acte!

J’invite donc tous mes lecteurs qui ont aussi un blogue à copier/coller…

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2014 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blog.

En voici un extrait :

Un métro New-Yorkais contient 1.200 personnes. Ce blog a été visité 5 800 fois en 2014. S’il était un métro New-Yorkais, il faudrait faire 5 voyages pour les déplacer tous.

Cliquez ici pour voir le rapport complet

C’est bien, mais pour la prochaine année, je serai plus actif. je veux que plus de gens me lisent. Je serai donc plus actif, d’autant plus que j’ai des brouillons en préparation et je puise mon inspiration partout.

Me reste à travailler sur mon syndrôme de la page blanche et ma procrastination…

Manifeste: Avoir le droit d’être en tant que LGBT

Manifeste

Le droit de pouvoir exister en tant que personne LGBT

En cette Journée internationale du coming-out, je veux vous présenter un texte que j’ai écrit dans le cadre de mon cours Rédaction et communications publiques à l’Université de Montréal. L’exercice étant la rédaction d’un manifeste, j’ai choisi d’un rédiger un à propos du droit d’exister et d’être en tant que gai, lesbienne, bisexuel ou trans (LGBT) et contre l’homophobie.

Anders Turgeon Dossiers Homosexualité, Homophobie, LGBT

Rainbow flag. Symbol of gay pride.

Rainbow flag. Symbol of gay pride. (Photo credit: Wikipedia)

Être gai, lesbienne, bisexuel(le) et/ou trans est encore mal vu dans notre monde aujourd’hui malgré le travail colossal accompli par les militants des diverses communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et trans (LGBT). La lutte reste encore à être menée en Occident contre l’homophobie insidieuse et dans le reste du monde contre l’homophobie d’État.

Que ce soit en Europe ou en Amérique du Nord, nous devons sans cesse lutter contre l’homophobie et l’intimidation, son pendant naturel. N’oublions pas que l’intimidation touche beaucoup les jeunes gais et lesbiennes en milieu scolaire. Près de 600 jeunes LGBT de 10 à 24 ans se suicident à chaque année selon Statistique Canada. Chaque suicide en est un de trop. Tout comme les remarques désobligeantes traitant de notre manière de nous présenter, de vivre, d’aimer et d’élever nos enfants.

Il ne faut pas oublier non plus nos confrères et consœurs LGBT en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie centrale qui n’ont

pas le droit d’aimer des gens du même sexe qu’eux. Ils sont insultés, humiliés, bâillonnés, emprisonnés et même condamnés à mort juste pour leur amour envers leur propre sexe. Pire, ce sont les gouvernements de ces États qui leur dénient le droit d’exister en pratiquant une homophobie d’État. Il ne faut pas oublier non plus les LGBT d’Amérique latine et de l’Europe de l’est qui ne peuvent pas s’afficher ouvertement comme étant des LGBT sur la place publique et ainsi faire connaître leur réalité.

Il est temps que nous, LGBT, fassions valoir notre droit d’exister et de vivre sans risquer de subir de la haine homophobe de toute nature. Il est temps que nous poursuivions le combat pour les autres LGBT de la planète qui ne peuvent pas être qui ils sont ou juste d’aimer des gens comme eux. Après tout, nous sommes tous des êtres humains.

Le sadomasochisme selon Carlos Seguin

Essai Le sadomasochisme par Carlos Seguin

Plein feux sur le sadomasochisme

Carlos Seguin nous présente un essai sur le sadomasochisme. Il décortique cette sexualité alternative prenant source dans le plaisir à travers la souffrance, et ce, en se penchant sur ses dimensions médical, philosophique, littéraire et artistique. Critique.

Anders Turgeon Dossiers Littérature, Essais

carlos-seguin-essai-sadomasochismeCarlos Seguin, prof émérite de rédaction à l’Université de Montréal et grand consommateur de littérature, nous propose un essai fort sympathique sur un phénomène qui semble de moins en moins méconnu, le sadomasochisme, plus communément appelé BDSM.

En effet, son essai intitulé Le sadomasochisme nous permet de nous introduire dans un univers où la sexualité se veut à la fois source de souffrance et de plaisir. Il prend un grand soin de nous détailler d’où vient le mot sadomasochisme, soit la contraction du sadisme (celui qui inflige) et du masochisme (celui qui subit). Si vous pouvez deviner la source du premier mot, je vous laisse lire l’essai pour découvrir les origines du second…

En huit chapitres répartis sur 92 pages, l’auteur retrace les premiers pas du sadomasochisme en tant que phénomène sexuel et social. Sur deux chapitres, il s’attarde sur la perspective psychanalytique du sadomasochisme selon Freud et Theodor Reik. Ensuite, sur deux autres chapitres, il discute des aspects philosophiques et sociétaux du phénomène en se basant sur l’analyse de Gilles Deleuze et d’autres intellectuels durant la 2e moitié du 20e siècle. Ayant survolé l’œuvre de Pat Califa pendant un chapitre, il termine en consacrant un chapitre sur les fantasmes sadomasochistes dans le film Romance de Catherine Breillat. Un programme chargé qui s’avère cependant d’une grande fluidité.

Bien écrit, besoin de plus d’information

Écrit dans une langue exemplaire et un style simple, l’essai de Carlos Seguin se lit assez bien malgré quelques passages

qui demanderaient une deuxième lecture afin de saisir les propos énoncés. Malgré ce pépin, l’auteur dépeint un univers où cette forme de sexualité alternative se révèle fascinante avec son bagage médical, psychanalytique, philosophique, culturel, littéraire et artistique.

Néanmoins, je déplore que, dans le chapitre traitant du sadomasochisme au cinéma, il ne parle que du film Romance. Les films de cette catégorie ne manquant pourtant pas : Histoire d’O de Just Jaeckin, les films de Michael Haneke, Tokyo Decadence de Ryu Murakami, l’incontournable Basic Instinct, le très mauvais Body Of Evidence d’Uli Edel avec Madonna, etc. L’auteur aurait pu consacrer davantage de lignes à ces films en survolant la représentation du BDSM au cinéma.

De plus, il aurait été intéressant que Carlos Seguin consacre un chapitre à la glorification du sadomasochisme dans la culture populaire, plus particulièrement dans la mode, la musique et les arts. Il y a eu Andy Warhol avec son spectacle Exploding. Plastic. Inevitable — auquel participait le Velvet Underground — puis Jean-Paul Gauthier et sa gamme de corsets dont celui conique, popularisé par Madonna. Cette dernière a utilisé le sadomasochisme à plusieurs reprises dans ses œuvres littéraires (le livre Sex) et musicales (les vidéoclips de ses chansons Open Your Heart, Justify My Love, Erotica et Human Nature). Par ailleurs, Rihanna n’a fait que marcher dans ses traces avec sa chanson S & M.

Bref, malgré ces deux lacunes au niveau de la culture populaire et cinématographique, l’essai Le sadomasochisme de Carlos Seguin vaut le détour afin de mieux connaître ce mode d’expression d’une sexualité consacrée à la recherche du plaisir à travers la souffrance infligée par un et subie par l’autre. À lire avec ou sans menottes, cravache et crème fouettée!

Suicide de Robin Williams, traitement médiatique et réseaux sociaux

L'actualité sociale et communautaire. Prostitution, Drogue, alcool, gang de rue, gambling

Mauvaise couverture du suicide de Robin Williams

Dérapage des réseaux sociaux

Raymond Viger Dossier Suicide

intervention crise personnes suicidaires suicide se suicider mourir sans souffranceJ’ai fait parti de ceux qui ont sensibilisé les médias sur l’importance parler du suicide d’une façon responsable et adéquate. Parce qu’en parler n’importe comment risque de créer des mythes autour du suicide qui seront difficiles à défaire par la suite.

Parler du suicide d’une façon positive peut créer des réactions d’imitation, faussement faire croire à des personnes fragiles que le suicide pourrait être une option pour eux.

Le suicide de Robin Williams

Je ne voulais pas prendre position dans le suicide de Robin Williams. Parce que j’ai les yeux cernés par la fatigue. Je travaille 15 heures par jour. 7 jours sur 7. Parce que j’interviens déjà sur Internet auprès de personnes fragiles qui sont envahies par des pensées suicidaires. Parce que je vais écrire ce billet sans avoir le temps de le…

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