Billet à venir sur la bispiritualité et Diane Labelle pour cette Journée Nationale des Autochtones

Solstice d’été et Journée nationale des Autochtones

Billet à venir sur Diane Labelle et la bispiritualité

En cette journée spéciale du solstice d’été et de la Journée nationale des Autochtones ce 21 juin, j’écrirai bientôt un billet traitant de bispiritualité et de ma rencontre avec Diane Labelle, la directrice du Kahnawake Learning Center à Kahnawake.

Anders Turgeon

Bien que cette rencontre ait eu lieu au mois de 26 mars dernier et qu’elle date un peu, je voulais en parler. Toutefois, en raison de contretemps et de difficultés dans ma vie personnelle, j’ai toujours remis ce projet à plus tard.

Bien que le billet sur Diane Labelle et la bispiritualité n’est pas délivré aujourd’hui comme je l’aurais voulu, je tiens tout de même à écrire ce teaser pour vous inciter à lire le billet que je vais préparer au cours des prochaines semaines. Car ça vaut vraiment le détour.

J’ai vraiment été séduit par ma rencontre avec Diane Labelle, cette lesbienne mohawk qui dirige le Kahnawake Learning Center à Kahnawake. D’entrée de jeu, elle m’a dit quelque chose qui m’a marqué: « Je ne me définis pas comme lesbienne, mais plutôt comme bispirituelle. » Mon interview avec elle s’en trouvait littéralement chamboulée. Alors, nous avons discuté pendant une bonne heure de la vision de l’homosexualité et de la bispiritualité chez les autochtones du Québec et, plus spécialement, de Kahnawake.

En somme, j’ai été littéralement séduit par ma rencontre avec Diane Labelle. J’espère vous en faire le récit à temps pour les Célébrations de la Fierté de Montréal à la fin du mois de juillet.

En attendant, je vous souhaite une bonne Journée nationale des Autochtones et un bon solstice d’été!

Mise à jour: Finalement, ce billet ne sera pas rédigé. Mais quoi qu’il en soit, je tiens à remercier Diane Labelle pour le temps qu’elle m’a consacré lorsque je l’ai rencontré à son bureau du Kahnawake Learning Center, à Kahnawake.

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Le sénateur Patrick Brazeau: l’art de se tirer dans le pied

Ce texte est paru à l’origine sur le blog de l’actualité des 7 du Québec.

Arrestation récente du sénateur Patrick Brazeau

Ses bourdes lui coûteront-elles son poste?

Le 7 février dernier, le sénateur conservateur Patrick Brazeau s’est fait arrêter et fait face à des accusations de voies de fait et agression sexuelle. Celui qui s’est permis de faire la morale aux gestionnaires des réserves autochtones dans le cadre du mouvement Idle No More s’est-il tiré dans le pied en raison de ses actes criminels ayant sérieusement entaché sa crédibilité?

Anders Turgeon Dossier Actualités

Celui qui était encore sénateur conservateur il n’y a pas si longtemps, Patrick Brazeau, vient de se voir mettre à la porte du caucus du Partiarrestation-sénateur-patrick-brazeau-autochtones-critiques-idle-no-more-controverse-bourdes-actualités conservateur (PCC) de Stephen Harper en plus de devoir quitter le Sénat pour une durée indéterminée. Patrick Brazeau est ce métis algonquin, ex-chef du Congrès des peuples autochtones (CPA), qui siégeait à titre de sénateur conservateur depuis 2008. Il a été expulsé du PCC suite à son arrestation, le 7 février dernier, pour voies de fait et agression sexuelle.

Rappelons qu’il a aussi suscité son lot de controverses dans le cadre du mouvement Idle No More. Il a notamment déclaré à l’Agence QMI que le mouvement était un « écran de fumée parce qu’on ne veut pas parler des vraies problématiques sur les réserves » en faisant référence à la gestion financière de ces dernières. Il s’est aussi ouvertement moqué de Theresa Spence, la chef de la réserve d’Attawapiskat, et de sa grève de la faim.

Avant même d’être nommé au Sénat, M. Brazeau faisait déjà l’objet de controverses lorsqu’il était encore chef du CPA. Il a dû démissionner en janvier 2009, en raison d’une plainte formulée contre lui pour harcèlement sexuel. Il s’est trouvé également au cœur de soupçons de détournements de fonds fédéraux dans le cadre du même emploi. Il commettait déjà des gestes faisant en sorte que l’on puisse remettre aujourd’hui en question sa nomination comme sénateur.

Aux récentes accusations de voies de faits et d’agressions, M. Brazeau il faut ajouter les vérifications du Sénat dont il fait l’objet pour une allocation de résidence douteuse. À cela s’ajoute également des allégations voulant qu’il ait demandé des déductions fiscales pour avoir déclaré comme lieu de résidence la maison de son ancien beau-père située sur une réserve indienne. Nous avons affaire à un sénateur allant à l’encontre de ses déclarations comme quoi les réserves amérindiennes devraient surveiller plus étroitement leurs finances.

Bref, M. Brazeau se permet de critiquer les autres, mais n’a nullement assuré ses arrières afin de donner du poids à ses attaques. Il  s’est permis de blâmer le mouvement Idle No More, mais quel poids ont ses diatribes quand ses bourdes monumentales semblent bien le rendre indigne de sa fonction de sénateur ?